Yelle + Sally / jeudi 18 novembre 2021

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Concert

YelleFrance / Electro - Pop

22h15

Le coup de vieux guette t-il en réalisant que le phénomène Yelle émergea sur l’antique Myspace et qu’au milieu des années 2000 un clash épique aux beats fluo (Je veux te voir) consuma nos pistes de danse ? Oui, déjà quinze ans de plaisirs electro-pop distillés par l’explosive bretonne et ses deux acolytes (Tepr et Grand Marnier), qui chaque fois saisissent l’air du temps comme personne. Après six ans d’attente, le 4eme opus (L’ère du verseau) puise dans leur palette arc-en-ciel des nuances inédites, chapelet de chansons parlant au corps et au cœur et fait entrer dans les clubs un vague à l’âme teinté pastel. Profond, puissant, dansant : le point d’orgue de leur discographie et la promesse d’un live qui déjà nous aguiche.

SallyFrance / R'n'B / Pop

21h

Après avoir exploré un terrain très acoustique, Sally a compris, face aux multiples propositions de producteurs notamment en travaillant avec Makeameal qu’elle souhaitait proposer une musique encore singulière dans l’hexagone. Un R’n’B coloré de trap ou de soul, synthétique ou organique, selon les humeurs, permettant à sa voix de jouer sur de multiples intonations. « J’aime me surpasser, dit-elle, je ne veux pas faire de musique d’autoroute ». Amateurs d’easy listening, passez votre chemin ! Même si Sally n’oublie pas pour autant la force des mélodies. Ce sont elles qui nourrissent ses textes francophones, très personnels, où elle raconte « la vie, la dépression, les déceptions amoureuses… la vie!». Du point de vue des textes, elle s’inspire d’artistes comme Lomepal, « pour qui la folie n’est pas un tabou », mais aussi de Kali Uchis, M.I.A, Rosalia ou Kid Cudi. Le détournement des codes, oui, mais il faut toujours, et avant tout, de la sincérité.

C’est ce qu’on entend sur son premier EP Pyaar (amour en hindi) qui s’ouvre sur « JFLA », hymne d’indépendance féminin qui assume sa peur de l’engagement : « je me suis cachée dans l’océan de douleur que je me suis créé », regrette-elle.S’ensuit « Plus le temps », aux tonalités plus hip hop. « Puisqu’il faut », lui, narre les séquelles d’un échec amoureux, « état d’ivresse sur la route de la tristesse », tandis que « Corps à Corps » explore le désir et que « Vrille », en parfaite conclusion, explique à quel point il est difficile de se détacher d’une personne toxique. D’après Sally, qui sait de quoi elle parle malgré son jeune âge, la femme doit s’imposer en amour comme au quotidien. Ainsi, elle ne compte pas dissimuler sa bipolarité, et même en faire une force alors que la société réalise enfin que les névroses n’ont rien d’honteux ni de rares. Ce n’est pas un hasard si Fight Club est le film préféré de Sally !