NAKHANE + LÉONIE PERNET + DJ SET

NAKHANE

Afrique du Sud – Indigène et indie

Révélation lumineuse des dernières Trans Musicales, qui lui ont consacré une Carte blanche, l’artiste sud-africain aux facettes plurielles (il est à la fois acteur, poète, romancier…) tutoie les cieux de son divin timbre androgyne. C’est l’âme frémissante d’un gospel moderne couplée à l’élégance glam de Bowie, le maniérisme pop qui apprivoise la soul et les audaces électroniques. Dans ses chansons, il n’élude pas certains sujets sensibles comme le quotidien parfois délicat de la communauté LGBT en Afrique du Sud, lui qui revendique son image d’artiste queer et libéré des préjugés. À l’image finalement de sa musique : belle, puissante et libératrice.

LÉONIE PERNET

Disque de l’intranquilité, cet album fut composé dans une solitude totale, parfois toxique, que seul Alf (Stéphane Briat) vint sublimer au mixage. C’est que Léonie, qui fit ses armes auprès de Yuksek en tant que batteuse, ne soutient pas le compromis et prend toutes les décisions seule : chacun des 11 titres de ce disque fut composé dans l’évidence foetale, et arrangé dans un studio de Barbès qui aurait pu être renommé l’intime conviction. Un disque de la solitude donc — mais d’une solitude peuplée. Unique, Léonie n’en est pas moins foule. Foule de talents, d’abord. Batteuse, pianiste, arrangeuse, chanteuse à la tessiture en grand écart, Léonie est un kaléidoscope. Foule d’influences, aussi. Et si dans African Melancholia on devine les animaux mé- caniques de Marilyn Manson, dans Crave c’est le spectre baroque de Klaus Nomi qui apparait. Ailleurs ce sont les voix aériennes de Mansfield Tya, le souvenir de Jeanne Moreau, de Rachmaninov ou même de Philip Glass dans le très minéral Caribou. Un poème de François de Malherbe donne à Rose ses paroles quand, non loin, la sublime Hanaa psalmodie en arabe l’inquiétude d’être.

Samedi 10 Novembre

20h30 - 1H / 6PAR4


Tarifs

Abonnés : 13 €

En location : 15 €

Sur place : 17 €

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